Jeudi 27 octobre 2005 à 17:14



Je t'ecouterai , tu m'ecouteras
J'entendrai ton cri là bas encore une fois
Et tous les deux dans ces lieux nous irons

Oh comme j'aimerai revenir dans cette etrange forêt
Oh comme j'aimerai la rencontrer dans sa robe colorée parmi les feuilles desechées

Et à nouveau sa main dans la mienne nous noyer dans la rosée.
Ensemble n'être bercés que par le chant du vent
Ensemble ecouter les arbres
Ensemble ecouter le ciel

Oh comme j'aimerai toucher du bout des doigts ton corps humide

Je t'ecouterai , tu m'ecouteras
J'entendrai ton cri là bas encore une fois
Et tous les deux dans ces lieux nous irons

Rêver , rêver , nous rêverons
Rêver d'arbres qui ne meurent pas et d'une autre humanité
Rêver d'un autre monde.

Je t'ecouterai , tu m'ecouteras
J'entendrai ton cri là bas encore une fois
Et tous les deux dans ces lieux nous irons

Pourtant un beau jour d'hiver nous n'irons plus
Pourtant apres tous ces millenaires tu ne seras plus

Comme une fleur tu seras fanée
La dryade ridée à la robe déchirée
Et oh que j'aurai grande pitié

Dryade on t'as spolié
Dryade on va t'achever
Dryade ton souffle est coupé

Je ne t'ecouterai plus , tu ne m'ecouteras pas
J'entendrai ton cri là bas une dernière fois
Et plus jamais en ces lieux ne nous retrouverons

Jeudi 27 octobre 2005 à 17:10



C'est etrange... Pourquoi, on ne sait pas vraiment, je ne sais pas pourquoi... Un jour il s'accroche et un autre jour disparaitre et eviter, faire un trait sur *ceci* et sur *ça* . Sans explications, c'est comme ça c'est tout, j'ai compris, je t'es compris : cela ne s'explique pas, c'est juste terriblemment etrange. Ne pas être au rendez vous, puis passer dans une sorte de brouillard. Ceux qui sont là , avec toi, demain seras tu encore avec eux ou seras tu parti loin là bas avec d'autres ? Tous ces visages, toutes ces personnes, elles valent un jour quelquechose un autre rien... C'est tout, c'est comme ça... Ne jamais rien organiser: des deceptions passées qu'on ne reproduira plus. S'avancer encore pour eux ou les attendre ? Certains viendront , d'autres non , ils t'oublieront parce que tu veux qu'ils t'oublient. Tous les jours on meurt pour une personne: elle oublie notre prenom ou notre nom...
La fin de l'ecole primaire, la fin du college, la fin du lycée, la fin de la fac, la fin d'une relation.
Combien de fois mon souvenirs sera mort ? le meilleur ami d'aujourd'hui, peut être que je ferai mourir le souvenir qu'il a de moi. Ceux qui se rapellent sont peu nombreux, et à moins d'un grand effort, je ne reviens pas , je ne reviens plus. Adieu à dejà des amis d'enfance, ils habitent pres de chez moi mais qui sont ils, ils ont changé, je veux mourir dans leur memoire.
Pas de renaissance ou de redition, je dois partir, tous les jours, demain, à chaque seconde, vous m'oublierez . Ne vous oubliez pas vous, existez pour vous.... Comme des millions de coeur , comme des milliards d'orchestre, qu'est ce qu'on attends des relations sociales, on se bouscule, des millions de vies sur une planete. Fait ton enfant, puis elle t'oubliera, tout le monde le doit. Dire je ne t'oublierai jamais, c'est dejà avoir la certitude que l'on va oublier... Pour ne pas oublier il faut se forcer à le faire, c'est ceux à qui je fais du mal qui se souviendront plus plutot que ceux qui m'aiment. Parfois on a des images, des flashbacks des reminiscences, on croise un vieux visage dans la rue et on se souviens l'espace de 10 secondes de ce qu'etait notre passé et ensuite on passe à autre chose..

 Demain que serai je pour vous si ce n'est qu'une idée vague. Quand nous serons tous au seuil de la mort, de quoi va t'on se rapeller et surtout de qui si ce n'est que de nous même ? les autres sont la pour decorer, et c'est comme ça et c'est tout. A part peut être fonder un espoir sur une Elle plus forte que les autres ? l'amour, l'amitie : tout cela a toujours semblé être magique mais c'est de tristes pulsions... L'amour souleve des montagnes mais la colère aussi , tout comme la haine... Et le temps lui n'a pas besoin de soulever de montagne, la solitude non plus.
Pourquoi j'ai besoin d'être seul, pourquoi j'ai envie d'ecrire ? parce que et c'est ainsi, le premier qui rentre dans ma chambre à l'heure ou j'ecris ceci , se verra insulté ou subira ma colére. Juste une musique , juste des images dans la tête, je n'ai jamais tappé aussi vite sur un clavier, je peux tapper sans regarder les touches, comme si j'avais fait cela toute ma vie.
Pourquoi ? Ce que ce texte signifie ? il ne signifie rien, il declare juste que tous les jours je peux disparaitre de votre souvenir, de vote vie, d'une façon volontaire ou non...

Un jour peut être mes meilleurs amis d'aujourd'hui se retourneront dans la rue, me reconnaissant , ou une *Elle* ... On ne sait pas, on verra: je verrai...

Mon souvenir dans les memoires est une silhouette qui entre dans un bois et qui s'y enfonce lentement... On entend le craquement de la neige sous mes pas, puis je disparais que ça vous soulage ou non, cela n'a rien d'arrogant de me placer ici, cela vaut aussi pour ceux que je n'aime pas comme pour ceux qui s'en foutent...

On ne devrait jamais dire au revoir mais toujours adieu... Demain serai je encore là, ou vous serez vous encore vivant ? Aurai je eu l'envie de ne plus jamais vous revoir et de disparaitre à jamais de votre existence ? Ou alors c'est vous qui aurait decidé cela et c'est vous qui vous eloignerez ... Ou le temps, ou le changement...

Jeudi 27 octobre 2005 à 16:54


Il est seul là bas, dans le froid, il ce fait tard, nous sommes le soir...
Et la pluie ne cesse de tomber, comme un vaste torrent, chacun de ses pas est une difficulte
Sa traversee est une epreuve, sa route sera encore longue...
Mais il l'a voulu ainsi, il n'a pas voulu rester, il n'a pas voulu qu'on le raccompagne
Pourquoi ? pourquoi ?
Parce qu'il avait besoin d'être seul, Parce qu'il voulait que l'ombre de son corps trempé se dessine au loin par cette nuit glaciale...
Ses mains commencaient à le brûler, de ses lèvres sortait la douce vapeur de la chaleur de son corps...
Alors il pensa que chaque goutte venait d'un ange, d'un ange qui chutait...
Et que ces anges ne lui voulaient aucun mal, qu'ils etaient la beauté, la pureté
Mais aussi la souffrance et la tristesse...
Il se mit à courir rapidement, sa respiration augmenta peu à peu..
Les cheveux trempés sur les yeux, le visage refleté par l'eau...
Il courrait encore et encore...
Il aurait aimé n'avoir aucune destination
Il aurait aimé que tous cela soit un rêve , qu'il court vers elle plutôt que vers un lieu
Mais non, non il etait arrivé et sa traversée solitaire devait s'achever...

Quelquepart, être seul sous la pluie et marcher febrilement, penser doucement à de belles choses, c'est peut être ce que je prefere...

Jeudi 27 octobre 2005 à 16:51




Au plus profond de mon coeur ... Entité onirique, monstruosité qui ne sourit jamais...
Dans ta robe noire, terriblemment belle ... Vol mon bonheur pour ton plaisir et combat l'autre personnage, le rieur , l'arlequin et son costume multicolore en losanges ... Vous vous battez à main nue ... Elle griffe, il donne de bon coups de pieds de son corps fin et leger... Trouverons nous la route, la reunification ? Ne suis je qu'un arlequin aux losanges noirs et blancs ? oui je crois ... Avec un rire tantot bon tantot mauvais , un sourire démoniaque ou un sourire divin ... L'humain n'est qu'un vaste ensemble de symboles, on ne peut jamais savoir qui on est vraiment, mais l'on peut du moins se faire une image ...

Jeudi 27 octobre 2005 à 16:47




Parfois, j'ai envie de crier au monde comme pour me liberer de tout ce que j'ai à l'interieur de moi même. Petit homme qui écrit des textes pour des causes perdues et des envies veines , stupide suis je de ne vivre mes rêves que par ecrit ? crier creir je vous hais tous , juste une fois comme cela puis plus rien , la paix , le silence et voir défiler les nuages doucement sur un ciel d'azur... S'allonger dans mon herbe calcinée et jeter les écrits, jeter les pensées , jeter les rêves et les voir s'envoler au loin , les voir partir ... Puis revenir à la vie, revenir à l'humain , sortir de la solitude à la fois necessaire et insoutenable ... Vivre l'amour juste une fois... Et un jour ou elle nous a quitté, aller se balader quelquepart, nulle part , dans l'herbe brulée, pres d'un lac encore oui ... Et entrevoir une feuille de papier dans l'eau ... La ramasser doucement et se souvenir du passé, rêver encore une fois et s'arreter immmobile pour sentir la brise carresser notre visage , nos cheveux ... Se souvenir d'un visage, se souvenir d'un souffle en hiver , se souvenir des bons moments puis se laisser aller... S'allonger encore quelques instants ... Puis se relever, jeter la feuille de papier et recommencer...

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